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Faut-il un gros patrimoine pour consulter un conseiller ?

Deux personnes installées face à face de chaque côté d’un bureau : l’une expose ses projets, l’autre propose un plan d’action, graphique posé entre elles

Non, il n’est pas nécessaire d’avoir un gros patrimoine pour consulter un conseiller en gestion de patrimoine. Certains cabinets fixent un seuil d’entrée, d’autres non. Ce qui compte, c’est que vous ayez des projets et l’envie de les construire avec une vision claire.

Voici à quoi sert ce métier quand on démarre ou qu’on reconstruit, ce que cela change, et comment choisir la personne qui vous accompagne.

Pourquoi certains cabinets fixent un seuil d’entrée

Certains cabinets et banques privées réservent leur accompagnement aux patrimoines importants. C’est un choix d’organisation, souvent lié à l’idée qu’en dessous d’un certain montant, le suivi n’est pas rentable pour le professionnel.

Cela laisse beaucoup de personnes sans interlocuteur, alors qu’elles ont des projets et des décisions importantes à prendre. Je fais un autre choix : j’accompagne tous les profils, du jeune en sortie d’études au cadre supérieur ou au dirigeant, que le patrimoine soit à construire, à reconstruire ou déjà important.

À quoi sert un conseiller quand on démarre ou qu’on reconstruit ?

Un conseiller ne sert pas à courir après le rendement. Il sert d’abord à donner de la vision :

  • clarifier ce que vous voulez réaliser : achat immobilier, études des enfants, complément de revenus, retraite, transmission ;
  • regarder votre budget et rendre vos projets concrets ;
  • choisir des solutions cohérentes avec l’horizon de chaque projet : on ne place pas l’argent des vacances de l’été prochain comme celui de la retraite ;
  • ajuster le plan quand la vie change : emploi, couple, naissance, héritage.

Cela concerne aussi le couple. J’ai accompagné des personnes dont les projets familiaux n’avaient jamais été pris en compte dans un plan commun, parce que l’un des conjoints n’avait pas été associé aux décisions financières. Un bilan partagé permet à chacun de comprendre et de décider. La démarche est détaillée sur la page L’approche.

Se débrouiller seul : ce que cela coûte souvent

Se débrouiller seul est souvent synonyme de ne rien oser, de faire de mauvais choix et de ne pas développer réellement son patrimoine. On ne s’autorise alors pas à consolider ses projets.

Cela prend deux formes opposées : ne pas investir ou manquer de diversification, ou au contraire prendre des risques sans en mesurer les effets. Quand on ne sait pas vers qui se tourner, on s’expose aussi davantage aux offres trompeuses. L’AMF et l’ACPR publient des listes noires de sites et de sociétés à éviter, expliquées par La Finance pour tous.

Donner du sens à son épargne plutôt que chercher le rendement

Le plus important n’est pas de développer le rendement de son portefeuille à outrance et sans but. C’est de donner du sens à son épargne pour la mettre au service de ses projets. Sans cela, on ne se met pas pleinement en action, et cela vaut à tous les niveaux de patrimoine.

Des solutions de placement existent à partir de 50 €, et sans limite en fonction de votre patrimoine et de vos projets. Je vous présente celles qui correspondent à votre situation, pas celles qui conviennent à tout le monde. Les rendements ne sont pas garantis et dépendent des supports et de l’allocation retenus. Je veille à équilibrer et à limiter les risques du portefeuille, en diversifiant par projet, par horizon et par solution. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Vous pouvez en découvrir les grandes familles sur la page Les solutions.

Un exemple : démarrer sans épargne

Je reçois de nombreux clients de 20 à 40 ans qui n’ont pas d’épargne de côté, quel que soit leur salaire. Les profils sont très différents. Le point commun est le même.

Au départ. Tout ce qui entre dans le mois est dépensé. Ou bien une somme est mise de côté, puis réutilisée et épuisée en totalité pour faire face à des projets court terme (voyage, voiture, loisir). Ils n’ont pas pris le temps de visualiser leurs objectifs. Or investir sans sens ne fonctionne pas : sans projet, l’épargne n’a aucune raison de rester.

Ce que le temps de découverte permet. Nous commençons par les objectifs. Ils découvrent qu’ils ont des projets, les mettent en mots et leur donnent un horizon. Nous chiffrons ensuite le besoin financier de chaque projet, puis nous l’étalons sur la durée. Pour ceux qui n’ont pas encore de socle de sécurité, le tableau budgétaire et le solde mensuel montrent comment le consolider en premier : c’est la première étape. Nous projetons ensuite l’avancée de chaque projet et ses résultats à terme.

Ce que cela change. Ils ont une vision qui donne du sens à leur épargne. Ils savent que se payer en premier, avec des versements programmés, leur permettra de réaliser leurs projets. Beaucoup se sentent aussi plus sereins au quotidien : ils redeviennent acteurs de ce qu’ils construisent.

Les situations sont anonymisées et résumées à partir d’accompagnements réels.

Comment choisir son conseiller ?

L’AMF recommande de vérifier quelques points avant de confier un projet à un conseiller en investissements financiers :

  • son statut, son numéro d’immatriculation à l’ORIAS et son association professionnelle (le registre est consultable sur orias.fr) ;
  • s’il fournit un conseil indépendant ou non indépendant, et par qui il est rémunéré ;
  • ses honoraires et les frais des placements proposés ;
  • ses liens éventuels avec des établissements financiers ;
  • les documents remis : lettre de mission avant tout conseil, puis déclaration d’adéquation écrite qui détaille avantages et risques.

Pour ma part, je suis conseillère en investissement financier (n° D0200499, CNCEF Patrimoine, ORIAS n° 20007849). Mon conseil n’est pas indépendant au sens de la réglementation : je suis rémunérée par une fraction des frais prélevés par les partenaires avec lesquels vous décidez de travailler. Le temps d’audit et de bilan patrimonial est sans honoraires. Je sélectionne mes partenaires sur la qualité de leur offre et je vous oriente vers d’autres professionnels (avocat, notaire, expert-comptable, courtier en crédit) quand c’est nécessaire. Le détail figure sur la page Les prestations.

Questions fréquentes

À partir de quel montant peut-on consulter un conseiller ?

Il n’existe pas de montant imposé par la loi : chaque cabinet fixe ses règles. Chez moi, il n’y a pas de seuil d’entrée. L’essentiel est d’avoir un projet, et des placements sont accessibles dès 50 €.

Comment un conseiller en gestion de patrimoine est-il rémunéré ?

Selon son statut, il peut facturer des honoraires, percevoir une part des frais des partenaires, ou les deux. En conseil non indépendant, il peut être rémunéré par l’établissement qui gère le produit. En contrepartie, il doit suivre régulièrement l’adéquation du placement à votre situation. Demandez toujours comment il est rémunéré avant de vous engager.

Mon argent est-il en sécurité si je passe par un conseiller ?

Un conseiller en investissements financiers conseille, il ne gère pas votre portefeuille mais veille à sa diversification. Vos placements sont ouverts auprès du partenaire concerné (assureur, banque, société de gestion), pas chez le conseiller. Vérifiez son immatriculation sur le registre de l’ORIAS et lisez la documentation des produits avant de souscrire.

Faisons le point ensemble

Vous avez un projet, quel que soit votre point de départ ? Je vous accompagne pour faire le point et construire un plan clair. Le bilan patrimonial est sans honoraires. Et vous, quel est le premier projet que vous aimeriez rendre possible ?

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. Hestia Horizon Conseils, Agnès Barthe, conseillère en investissement financier n° D0200499 (CNCEF Patrimoine), ORIAS n° 20007849.

Sources : guide de l’AMF Les conseillers en investissements financiers (CIF), édition de juin 2019 ; registre de l’ORIAS ; La Finance pour tous.

Pour aller plus loin

Rôle du conseiller en gestion de patrimoine

Ce qui le distingue d’un conseiller bancaire.

L’approche

Les étapes pour partir de vos objectifs de vie.

Les prestations

Bilan patrimonial sans honoraires, suivi et pédagogie budgétaire.

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